Ouvrage promotionnel illustré, pour un spéctacle intitulé Aslama, basé sur le Slam
(joutes verbales, genre musical né aux Etats-Unis dans la communauté noire américaine
et ancêtre du rap, à demeure très proche des traditions poétiques berbères traditionnelles.
Oeuvre dans le cadre public/associatif. ©Tarik Yuterick BELLAHSENE, janvier 2007,
ADAGP.
La collaboration avec Djura commence en 2002 avec la conception de sa pochette CD,
du livret qui l’accompagne ainsi que l’ensemble des documents promotionnels. Djura,
auteur interprète, cinéaste, connue aussi pour son best-seller « Le voile du silence »
est la fondatrice du célèbre groupe de femmes Djurdjura, aux voix engagées pour la
liberté en général, et la cause des femmes en particulier. Djura chante aussi à travers
l’écho de la chaîne de montagnes sacrées qui trône au cœur de la Kabylie, le Djurdjura,
puissante branche en Algérie de l’Atlas, et siège de légendes et de personnages fabuleux
qui s’animent entre les sommets acérés et les forêts brumeuses et enneigées de cèdres,
de chênes, d’oliviers, d’érables... qui couvrent ses flancs. Autour du Djurdjura,
gravitent des milliers de villages berbères, jaloux de leur identité et dépositaires
d’une Histoire plusieurs fois millénaire. De ce vent d’air frais, Djura et Djurdjura,
drapées de leurs toges ou péplos berbères rouge et or, par la voix, l’instrumentation
et des mélodies tout droit venues d’un monde berbère antique, résonnent les pas cadencés
des Amazones ayant jadis fait frémir les légions d’armées venues tantôt d’Europe,
tantôt d’Orient, s’approchant trop près de l’Atlas ou de l’Ahaggar... Djura, en solo,
chante la reine Kahéna ou encore les femmes anonymes. Elle soutient aujourd’hui les
jeunes et forme des troupes, mais avec cet esprit de gladiateur qui dans les arènes,
aux tribunes hostiles ou acquises, garde toujours le menton haut en signe de bravoure,
de fierté et d’insoumission, le combat n’étant que survie…Cet univers de transmission
traduit les faits et les pensées de l’Homme qui façonne sans cesse son univers, s’adapte
et évolue, ce qui rejoint à la fois l’éternité des architectures minérales, Djura
porte le nom du Djurdjura, et les éphémérides des civilisations humaines, dites premières
ou natives. Voici donc le point de convergence avec mes graphismes qui sans ambages
utilisent ici les technologies les plus pointues offertes par l’infographie où se
mélangent peintures, dessins et photos qui recréent un univers nouveau, surnaturel
et puissant, à la hauteur des mythes et vérités dévoilés par les chants de Djura.
Tarik Yuterick BELLAHSENE
Collaboration with Djura starts in 2002 with her new CD cover and its booklet and
promotional documents. Djura, author, interpret and scenario writer, known for her
best-seller book “The Veil of Silence” is the founder of the famous algerian women
singer group « Djurdjura ». With voices of freedom and for women’s rights in particular,
Djura sings through the echo of the Djurdjura mountains a powerful branch of the
Atlas mounts which thrones in the heart of Kabylie (North Algeria) and the home of
legends and fabulous characters who animate between the sharp-edged tops of mountains
and the misty snowy forests of cedars, oaks and maples that cover Djurdjura’s sides.
Around this majestuous cordillera, revolve thousands of Berber villages, jealous
of their identity and gardian of thousands-year-old History. In a wind of fresh
air, Djura and Djurdjura, draped with their berber togas or golden and red peplos,
by the voice, the instrumentation and melodies coming from the deep ancient world,
resound the given rhythmic steps of Amazones who formerly quivered the legions of
armies coming sometimes from Europe, sometimes from the East but approaching a little
too close to the Atlas or Ahaggar mountains… Djura, in solo, sings the heroine Queen
Kahena or anonymous women. She supports nowadays young people and forms troops with
that spirit of gladiator which in the arenas, facing hostile or acquired public,
guards always the high chin as a sign of insubordination, pride and bravery : the
combat is only a way to survive… This universe of legacy translates the facts and
the thoughts of Human being who unceasingly models his universe, adapts and evolves
and then joins at the same time the eternity of « Mineral Architectures » (Djura
doesn’t she carry the name of Djurdjura?) and comparing to Mother Nature the relatively
short life of Human civilizations, as well as known Primitive or Native . Thus, here
is the convergence link with my graphics and as a paradox I would have used advanced
technologies offered by the computer graphics where are mixed together paintings,
drawings and photographs recreating a new, supernatural and powerful universe, in
the height of the myths and truths revealed by Djura’s songs.
Tarik Yuterick BELLAHSENE